Carte des ventes immobilières en France : les prix réellement signés

Cette carte rassemble les ventes enregistrées chez le notaire, avec leur prix, leur surface, leur date et leur adresse. Partez de la France entière, descendez jusqu'à une rue, ouvrez une vente. Ce sont les prix payés, pas les prix demandés dans les annonces.

Chercher les ventes autour d’une adresse

Chargement de la carte et des repères communaux…

Chargement des repères…

Maison Appartement La taille d’un disque donne le nombre de ventes, sa couleur le prix médian au m².

Ce que contient cette carte

Ventes cartographiées1 373 337

Actes signés chez le notaire dans les millésimes 2024 et 2025, partout où la DVF est publiée.

Communes couvertes31 351

Toute commune où au moins une vente exploitable a été enregistrée sur la période apparaît sur la carte.

Dernière mise à jour DVF18 mai 2026

Date du fichier publié par la DGFiP, pas date de la dernière vente. La base est révisée deux fois par an.

Les ventes viennent de la base DVF, « demandes de valeurs foncières », produite par la direction générale des finances publiques à partir des actes enregistrés au service de la publicité foncière. Nous ne les retouchons pas : nous les regroupons par vente, nous écartons celles dont un prix au m² ne peut pas être tiré, et nous les posons sur la carte.

Pour retrouver vous-même une vente précise dans les données de l'État, suivez la demande de valeur foncière : elle compare les trois services gratuits et ce que chacun demande.

Cette carte répond à une question : à combien se sont vendus les logements autour d’une adresse. Elle ne dit pas ce que vaut le vôtre. Pour cela, il faut choisir les ventes comparables et tenir compte de l’état du bien, ce que fait notre méthode d’estimation.

Comment lire la carte

Vue de France, la carte montre un disque par département : sa taille donne le volume de ventes, sa couleur le prix médian au m². En zoomant, les disques deviennent des communes, avec la même lecture. À l’échelle d’un quartier, les agrégats s’effacent et les ventes apparaissent une par une. Le passage se fait quand le cadre contient assez peu de ventes pour qu’on puisse les lire : dans un village, dès que l’écran ne couvre plus que quelques communes ; à Paris, à l’échelle de quelques rues.

Ouvrez un point et la fiche donne le prix total signé, le prix au m², la surface habitable, le nombre de pièces principales, le terrain quand il en existe un, et la date de l’acte. Quand vous avez cherché une adresse, la fiche indique aussi la distance qui sépare cette vente de votre point de départ.

Trois précautions valent pour toutes les lignes de la base. La date affichée est celle de l’acte définitif, signé deux à trois mois après l’accord : un prix de septembre a été négocié en juin. La surface est la surface bâtie déclarée au cadastre, qui ne recouvre pas toujours la surface habitable au sens de la loi Carrez. Et la base ne décrit ni l’état du logement, ni ses travaux, ni sa vue : deux maisons voisines de même surface peuvent s’être vendues à des prix éloignés pour des raisons qu’aucune donnée publique ne contient.

Le prix au m² d’une vente isolée ne fait pas un marché. Pour situer une commune entière, la fiche de prix communale publie des médianes et des quartiles calculés sur l’ensemble des ventes retenues, et la page moyenne ou médiane explique pourquoi la première ment plus souvent que la seconde.

Les couleurs suivent des bandes de prix choisies une fois pour toutes : moins de 1 200 €, 1 200 à 1 800 €, 1 800 à 2 600 €, 2 600 à 4 000 €, puis 4 000 € et plus. Des seuils ronds restent lisibles et ne bougent pas d’un millésime à l’autre, là où des quantiles recalculés changeraient la teinte d’une commune sans que son marché ait bougé. Sous cinq ventes, aucune médiane n’est publiée : le disque reste gris.

Sans filtre de type, la couleur suit le type de bien le plus vendu dans la commune : les appartements à Paris, les maisons à la campagne. Mélanger les deux dans une seule médiane reviendrait à comparer deux marchés différents. Le filtre de période, lui, change le nombre de ventes mais pas la couleur : la médiane affichée reste celle des 24 mois, la seule publiée à l’échelle des communes.

Une carte branchée sur la base DVF

Ce site ne conserve aucune vente. Il publie 31 351 repères communaux, chacun avec ses volumes et ses deux médianes, pour quelques dizaines de kilo-octets par département. Les ventes une par une sont lues dans la base publiée par la DGFiP au moment où vous zoomez sur un secteur.

La carte reste donc légère à charger, même vue de France entière. Et aucune page de ce site ne contient de vente individuelle, ce qu'exige la réutilisation de la DVF.

La carte interroge la même source, avec les mêmes filtres et le même code que le moteur qui produit votre estimation : elle ne peut pas montrer une vente que le rapport ignorerait, ni l’inverse.

Ce que la carte n’affiche pas

La carte couvre les millésimes 2024 et 2025, soit 24 mois de ventes dans 97 départements. Les fichiers départementaux de ces deux années publient 2 543 422 mutations ; 1 373 337 entrent dans la carte. L'écart correspond aux ventes dont on ne peut pas tirer un prix au m² honnête.

Sont écartées les ventes groupées, qui portent plusieurs logements sous un seul prix ; les ventes en l'état futur d'achèvement, qui sont du neuf sur plan ; les mutations sans surface, sans coordonnées ou au prix au m² aberrant. Ce sont les filtres du moteur d'estimation, repris tels quels : la carte montre les ventes que le rapport sait comparer.

Quatre territoires manquent : le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle relèvent du livre foncier, Mayotte d'un cadastre encore en cours d'établissement. La DGFiP n'y publie pas de valeurs foncières.

Deux autres limites tiennent à la base elle-même. Le millésime le plus récent est encore révisé : des ventes y seront ajoutées lors de la prochaine publication, en avril et en octobre. Et une vente signée il y a trois mois n’est pas encore publiée ; la page sur la base DVF explique ce décalage et ce qu’il faut faire quand une vente connue n’apparaît pas.

Les noms des vendeurs et des acquéreurs ne figurent pas dans la base et n’apparaissent donc nulle part ici. La DGFiP demande que la réutilisation de la DVF ne permette pas de réidentifier des personnes : les ventes sont consultables dans cette carte, elles ne sont pas publiées dans des pages soumises à l’indexation des moteurs de recherche.

Le fond de plan, avec ses routes, ses communes et son relief, vient d’OpenFreeMap, à partir des données d’OpenStreetMap. Il situe les ventes ; il n’entre dans aucun calcul. La bibliothèque cartographique MapLibre est servie par mavaleur.fr, pas par un réseau de diffusion tiers : aucune page de ce site ne charge de script venu d’ailleurs.

Des ventes à un marché local

93 communes possèdent une fiche de prix détaillée sur MaValeur, atteignable depuis la fiche de chaque vente. Les autres apparaissent sur la carte sans page dédiée : sous quinze ventes exploitables, une médiane communale ne dirait rien de fiable.

Six communes disposent en plus d’une page d’estimation dédiée : Le Puy-en-Velay, Monistrol-sur-Loire, Yssingeaux, Brioude, Aurec-sur-Loire et Sainte-Sigolène. Le guide départemental les relie, et l’étude sur les ventes du département mesure leur volume sur cinq millésimes.

Pour ces 6 communes, une page résume aussi les ventes signées en 2024 et 2025 : nombre de ventes par an, prix par tranche, biens vendus et rues les plus actives. Voir les ventes à Aurec-sur-Loire, ventes à Brioude, ventes au Puy-en-Velay, ventes à Monistrol-sur-Loire, ventes à Sainte-Sigolène et ventes à Yssingeaux.

Questions fréquentes

D’où viennent les prix affichés sur cette carte ?

De la base DVF publiée par la direction générale des finances publiques, dans sa version géolocalisée diffusée par Etalab. Ce sont les montants portés aux actes de vente enregistrés au service de la publicité foncière, sous Licence ouverte 2.0.

Pourquoi certaines ventes de ma rue manquent-elles ?

La publication a lieu deux fois par an et accuse plusieurs mois de retard. S’y ajoutent les ventes groupées, les ventes en l’état futur d’achèvement et les mutations sans surface ou sans coordonnées, écartées faute de prix au m² exploitable. Et une donation ou une succession n’est pas une vente.

Puis-je utiliser un prix de cette carte pour fixer le mien ?

Comme repère, oui. Comme règle, non. Une vente isolée ne dit rien de l’état du bien vendu ni des conditions de la négociation. Il faut plusieurs ventes comparables, récentes et proches, pour en tirer une valeur : c’est le travail du rapport d’estimation.

Est-il légal de consulter le prix payé par un voisin ?

Oui. La donnée est publique, diffusée sans nom sous licence ouverte. Ce que la réglementation encadre, c’est l’usage : elle interdit de s’en servir pour réidentifier les parties, et la base n’est pas opposable en justice : devant un juge ou un notaire, c’est l’acte qui fait foi.

Pourquoi les filtres surface, pièces et prix au m² se désactivent-ils ?

Parce qu’ils n’ont pas de sens sur un agrégat. Un repère communal porte des volumes et des médianes, pas la surface de chaque bien. Ces trois filtres reprennent effet dès que la carte affiche les ventes une par une, au zoom du quartier.

Analyse des données et rédaction : , concepteur de MaValeur · Publié le 21 septembre 2026 · Mis à jour le 23 septembre 2026 · Méthode

À lire ensuite : ce que contient la base DVF, les prix par commune, le prix d'une maison retrouvé depuis sa parcelle cadastrale et ce que vaut une estimation en ligne.